Quelles sont les causes d’infertilité féminine ?

En règle générale, lorsqu’un couple n’arrive pas à avoir d’enfant au bout d’un an voire un an et demi, les médecins déclarent l’infertilité. Évidemment, ceci doit être en l’absence de toute forme de contraception. Cette période doit également prendre en compte l’effectivité de rapports intimes fréquents. Le problème d’infertilité concernerait un couple sur 7. La première cause éventuelle pointée du doigt par les médecins est l’âge de la femme. Toutefois, plusieurs autres pathologies peuvent être source d’infertilité. Voici les différentes causes d’infertilité chez la femme.

Causes d’infertilité féminine : les troubles touchant les ovaires

Également appelés anovulation ou encore dysovulation, les troubles de la fonction ovarienne représentent à eux seuls la moitié des cas d’infertilités chez la femme. Si ce n’est pas l’âge de la patiente qui remet en cause sa fertilité, il peut s’agir de troubles liés à la fonction endocrine. Cette perturbation se traduit par un défaut ou un excès de l’un des régulateurs. En d’autres termes, il s’agit d’une importante difficulté ou d’une réelle incapacité à réussir la production d’un ovocyte. C’est justement ce dernier qui devrait en principe être fécondé.

De nombreuses pathologies sont à la base des troubles touchant les ovaires. Ce sont entre autres le syndrome des ovaires polykystiques (SOPK) touchant en moyenne 5 à 10% des femmes en âge d’enfanter. Ces pathologies regroupent par ailleurs les ovaires macropolykystiques, et les ovaires multifolliculaires. L’anovulation peut également trouver sa source dans une forte perte ou prise de poids, une forte source de stress ainsi qu’une sécrétion de prolactine bien au-delà de la moyenne. Les troubles touchant la fonction ovarienne peuvent également être dus à l’insuffisance ovarienne présente chez 1% des femmes. Une autre cause éventuelle de ce mal est la ménopause précoce.

Causes d’infertilité féminine : les anomalies tubaires

Le quart des femmes rencontrant des difficultés liées à la conception trouvent la source de leur problème à une détérioration des trompes de Fallope. On parle généralement d’anomalies tubaires qui font partie des causes fréquentes d’infertilité féminine. En effet, la trompe représente un élément essentiel au cycle de la fécondation. C’est dans celle-ci que les spermatozoïdes et l’ovocyte se rencontrent. Il peut malheureusement arriver qu’elle soit endommagée ou carrément bouchée. Ce dernier aspect se produit généralement à la suite d’une inflammation ou d’une infection. Les infertilités tubaires ont plusieurs origines, notamment différents maux. Il peut en effet s’agir d’une MIP soit une maladie inflammatoire pelvienne.

Les anomalies tubaires peuvent également être causées par certaines maladies et infections sexuellement transmissibles. Elles regroupent entre autres le chlamydiose, la salpingite, etc. L’endométriose en plus de ses nombreux inconvénients peut également être la source des infertilités tubaires. Par ailleurs, l’agénésie bilatérale des trompes peut causer des anomalies tubaires. Le mal peut également trouver sa source dans l’appendicite, les suites d’une grossesse extra-utérine, ou encore des antécédents de chirurgie pelvienne. L’exposition transgénérationnelle in utero au distibène (DES) est elle aussi une source des anomalies tubaires.

Causes d’infertilité féminine : les facteurs utérins

Les causes d’infertilité féminine peuvent être dues à de nombreux facteurs utérins. Il peut, en effet, s’agir d’un problème en rapport avec l’endomètre également appelé muqueuse utérine, trop fin ou même hostile. Le problème peut par ailleurs être imputable à une malformation utérine. Ces facteurs utérins peuvent ainsi être la cause de nombreux troubles. Ils pourraient notamment constituer un réel obstacle à l’implantation du germe (fœtus) à l’intérieur de la cavité utérine. Les facteurs utérins, qu’ils soient acquis ou congénitaux, peuvent engendrer et de manière fréquente des fausses couches. Certains d’entre eux se distinguent par leur régularité.

On peut alors citer l’utérus cloisonné, l’utérus bicorne et l’utérus unicorne. Les polypes endométriaux font également partie de ces facteurs au même titre que les synéchies utérines. Bien qu’ils ne fassent pas en principe partie des facteurs majeurs, les fibromes représentent également des facteurs utérins. Ceci n’est toutefois le cas que dans la mesure où ils sont non seulement de grande taille, mais aussi en nombre important. L’exposition au DES ainsi que l’endométrite viennent clôturer cette liste non exhaustive de facteurs utérins, causes d’infertilité chez la femme.

Les troubles hormonaux peuvent causer l’infertilité

Également cause de l’infertilité masculine, les troubles hormonaux constituent un réel obstacle à la procréation de la femme. Alors qu’ils se traduisent par une quantité insuffisante de gonadotrophines ou de testostérone chez l’homme, c’est la prolactine, qu’ils touchent chez la femme. En fait, il s’agit plus précisément d’une hormone qui est sécrétée par l’hypophyse (située au niveau de la base du cerveau). Cette hormone doit en principe connaître une élévation au moment de la grossesse. De ce fait, la glande mammaire se développe mieux grâce notamment à la contribution favorable de la prolactine. En règle générale, c’est en effectuant un bilan d’infertilité qu’on arrive à se statuer sur le taux de cette hormone.

Toutefois, ce n’est généralement pas une nouvelle quand la prolactine est élevée en dehors de la période de grossesse. Lorsque cela arrive, on assiste dans ce cas à une hyperprolactinémie. La conséquence de cette dernière se traduit par une baisse de la fertilité s’expliquant par dysovulation. On remarque alors un espacement régulier de 2 mois entre les cycles ou à leur soudaine disparition. Prendre des médicaments tels que la morphine, les neuroleptiques, ou encore les œstrogènes, peut être à l’origine de ces troubles hormonaux. En outre, ils peuvent trouver leur origine dans certaines maladies comme l’hypothyroïdie, l’insuffisance rénale chronique ou encore une tumeur de l’hypophyse.

L’endométriose : cause d’infertilité

L’endométriose, cette maladie encore méconnue aussi bien des patientes que du corps médical cause bien des dégâts aux femmes. Parmi ses nombreux inconvénients sur la santé de la femme se trouve l’infertilité. L’endométriose touche en moyenne une femme sur 7 se trouvant dans la tranche d’âge de procréation. Ce mal se traduit généralement par une implantation anormale de la muqueuse utérine dans les trompes, les ovaires ou encore l’extérieur de la cavité utérine. Ainsi, en plus d’atroces douleurs causées par l’endométriose, les patientes courent le risque d’une infertilité. De façon chiffrée, 30 à 40% des femmes souffrant du mal finissent par faire l’objet d’une infertilité féminine.

L'info santé :

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