5 choses à savoir sur l’endométriose

Dans ses habitudes, l’humain s’expose volontairement et involontairement à de nombreux maux. Le corps est donc mis à rude épreuve durant toute une vie luttant autant que possible contre les maladies. Homme et femme sont donc sujets à des maladies les unes plus délicates que les autres. L’endométriose est une maladie spécifique aux femmes puisqu’il s’agit d’un mal gynécologique. Elle doit sa cause à la présence de cellules de l’endomètre à l’extérieur de l’utérus. Quelles en sont les causes et comment se manifeste-t-elle ?

L’endométriose : plus d’une femme sur 10, atteinte !

Avant même d’aborder les personnes touchées par ce mal, il convient de mieux le comprendre. L’endométriose est une maladie se caractérisant par une présence inaccoutumée de tissu endométrial ou tissu utérin à l’extérieur de la cavité utérine. Il s’agit donc d’une anomalie qui peut avoir des conséquences néfastes sur la santé. Elle cause des lésions dans lesquelles on retrouve des cellules apparentes à celles de l’endomètre encore appelé muqueuse utérine. Sous l’influence d’hormones des ovaires, ces différentes cellules se comportent quasi identiquement. L’endométriose est plus précisément une maladie gynécologique régulière qui atteint 10% des femmes au total.

L'endométriose : plus d'une femme sur 10, atteinte !

Cette maladie est chronique et touche selon certaines études en moyenne 5 à 20% des femmes dans la tranche d’âge de procréer. Un peu moins de la moitié de ses femmes plus précisément 40% souffrent de douleur dans le bas du ventre. Ces douleurs surviennent en particulier durant les menstrues. À ce jour aucune technique de dépistage n’a encore été mise en place pour détecter la maladie, ni en population générale ni pour les femmes présentant un plus grand risque. Par contre, les patientes qui présentent déjà certains symptômes de la maladie peuvent passer un test clinique suivi des examens d’imagerie. Ceci permettra entre autres d’établir un diagnostic qui offrira la possibilité de se statuer sur l’évolution du mal.

L’endométriose : un diagnostic tardif

La maladie de l’endométriose est aussi régulière chez la femme que l’asthme ou encore le diabète. Cependant, ce mal demeure un mystère aussi bien pour le corps médical que les patientes. En effet, depuis 1860 où la maladie a été découverte, on ne peut pas dire qu’il y a de grandes évolutions allant dans ce sens. Un manque d’information qui devient criard pour des patientes qui ne cessent de se plaindre des douleurs causées par celle-ci. Un aspect de cette maladie qui la caractérise particulièrement est l’important retard de diagnostic accusé. Sept ans en moyenne séparent un diagnostic définitif de l’apparition des premiers symptômes de la maladie. L’endométriose se manifeste par des symptômes courants et apparents à d’autres phénomènes comme les règles douloureuses. Ce grand délai de diagnostic est principalement dû à la banalisation des douleurs issues des menstrues. Pourtant, ce sont celles-ci qui doivent en majorité alerter la patiente.

En effet, en présence d’une endométriose, les règles deviennent anormalement douloureuses. Heureusement, il existe un moyen de différencier la douleur normale des règles d’une douleur due à l’endométriose. Si un simple antalgique suffit à calmer les règles douloureuses, alors ces douleurs sont normales. Toutefois, ce retard de diagnostic peut également trouver sa cause dans la diversité des signes cliniques. L’endométriose peut en effet se manifester par des douleurs pelviennes, urinaires ou même intestinales. Le diagnostic d’une endométriose peut plus exhaustif en prenant en compte d’autres signes. Il s’agit entre autres des symptômes tels que les rapports sexuels douloureux, la présence de sang dans les selles, les douleurs à la défécation ou encore des règles abondantes.

L’endométriose : une des premières causes d’infertilité

L’endométriose est une maladie à la base de nombreux troubles pour le corps humain notamment celui des femmes. En plus de provoquer des douleurs insupportables, ce mal peut engendrer des dommages encore plus importants. En effet, l’endométriose serait responsable d’une importante quantité de cas d’infertilité soit 30 à 50%. En fait, l’endomètre est le tissu qui tapisse l’utérus. Ainsi, lorsque ce dernier n’est pas entièrement évacué durant les règles, il se retrouve dans les trompes. Il remonte ensuite dans la cavité abdominale pour trouver refuge au niveau de plusieurs organes du pelvis. Ce sont plus précisément les ovaires ou encore les trompes. L’endomètre peut même certaines fois remonter plus haut sur d’autres organes. De ce fait, plusieurs conséquences sont envisageables. Ainsi, il est fréquent de noter l’apparition de kystes, de nodules, d’adhérences, qui peuvent engendrer des troubles du fonctionnement de l’appareil génital de la femme. Le mal pourrait alors constituer un véritable problème à la conception d’un bébé. En d’autres termes, l’endométriose est l’une des principales causes de l’infertilité féminine.

L’endométriose : une maladie handicapante

L’endométriose fait malheureusement partie de ces maladies qui peuvent avoir d’importantes conséquences néfastes.  Cette maladie peut être déroutante en ce sens qu’elle est hormono-dépendante. Elle n’affecte entre autres pas que la sphère gynécologique. Le diagnostic du mal est généralement tardif et elle est la cause d’atroces douleurs. Ces douleurs peuvent parfois clouer  les patientes chez elles, les obligeant à observer des périodes d’invalidité. Ces femmes sont généralement sujettes à de lourds traitements antidouleur qu’elles doivent renouveler à chaque nouveau cycle menstruel. Voilà pourquoi donc, il serait préférable d’aborder le mal avec une approche pluridisciplinaire. Par ailleurs, des centres spécialisés devraient être affectés pour les cas les plus sévères d’endométriose.

L’endométriose : aucun traitement reconnu

L’endométriose est une maladie qui fait de plus en plus de souffrantes. Le seul aspect positif à retirer de ce fait est qu’il est également plus en vue grâce notamment aux actions des associations. Il faut toutefois préciser qu’aucun remède ou traitement définitif n’a encore été trouvé pour ce mal. Certaines patientes bénéficient de soins, mais ceux-ci ont uniquement pour but de soulager la douleur. Ainsi, il n’a été découvert à ce jour aucun moyen de définitivement guérir le mal. La femme atteinte de l’endométriose dispose de la possibilité de prendre des pilules afin de réduire l’intensité des règles. Elle peut en outre décider de prendre ces pilules en continu pour arrêter les menstrues. Cette alternative offre l’avantage de suspendre en quelque sorte la maladie un peu comme si la patiente était enceinte. De ce fait, il ne serait pas bête de penser que la grossesse permet de se débarrasser du mal, mais il n’en est rien. Ce dernier refait surface à la réapparition des menstrues.

L’endométriose : aucun traitement reconnu

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