Pour les gens, le concept de dépendance inclut la consommation de drogues, la plupart des définitions de ce qu’est une dépendance se concentrent sur l’abus de substances. Cependant, il existe un mouvement croissant d’auteurs (Echeburua, 1999 ; Griffiths, 1998) qui trouvent une gamme de comportements potentiellement toxicomanogènes, y compris de nombreux comportements qui n’impliquent pas la consommation de drogues. Ces dépendances non chimiques comprennent des comportements comme le jeu, le sexe, le travail ou le magasinage (Echeburúa, 1999).

Pendant des siècles, les gens se sont retrouvés psychologiquement ou physiquement dépendants de nombreux comportements et substances. Il ne s’agit pas d’un simple intérêt, mais plutôt d’un simple intérêt, mais plutôt d’un modèle d’utilisation qui peut avoir un impact négatif éventuel sur le fonctionnement, affectant le mariage, les relations, le travail, l’économie et même le statut juridique (Greenfield, 1999b).

Toutefois, les dépendances psychologiques ou non chimiques ne sont pas incluses en tant que telles dans le DSM-IV, dans lequel le terme dépendance est réservé aux troubles causés par l’abus de substances psychoactives. Dans DSM – IV (APA, 1994), les dépendances psychologiques seraient incluses dans les troubles de contrôle des impulsions, à mesure que le jeu pathologique apparaît.

Selon Echeburúa et Corral (1994), tout comportement agréable normal est susceptible de devenir une dépendance. L’utilisation anormale d’un comportement peut se faire en fonction de l’intensité, de la fréquence ou de la somme d’argent investie et, en fin de compte, du degré d’interférence dans la famille, les relations sociales et professionnelles des personnes concernées. Les composantes fondamentales des troubles de dépendance seraient la perte de contrôle et la dépendance.

Pour Griffiths (1998), tout comportement répondant à ces six critères sera défini comme une dépendance :

Sauté : Désigne le moment où une activité particulière devient la plus importante dans la vie de l’individu et domine ses pensées, ses sentiments et son comportement.

Modification de l’humour : Expériences subjectives vécues par les gens à la suite de leur participation à l’activité.

Tolérance : Processus par lequel une augmentation de la quantité d’une activité particulière est nécessaire pour obtenir les effets ci-dessus.

Syndrome d’abstinence : État émotionnel désagréable et/ou effets physiques désagréables qui surviennent lorsqu’une activité particulière est interrompue ou soudainement réduite.

Conflit : Conflit qui se développe entre le dépendant et son entourage (conflit interpersonnel), conflit avec d’autres activités (travail, vie sociale, intérêts, passe-temps), ou au sein des individus eux-mêmes (conflit intrapsychique) qui sont impliqués dans l’activité particulière.

Rechute : Tendance à revenir à des schémas d’activité précoces qui se répètent, en rétablissant les schémas de dépendance les plus extrêmes en apportant les schémas de dépendance les plus extrêmes après de nombreuses années d’abstinence ou de contrôle.

Par conséquent, ce qui est important dans la dépendance, ce n’est pas l’activité spécifique qui engendre la dépendance, mais la relation qui s’établit avec elle. C’est une relation négative, voire destructrice, que le sujet est incapable de contrôler.

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