Plus les années passent et plus les demandes d’aides à l’endroit des structures de lutte contre la consommation de la drogue sont considérables vu les dommages causés par ces produits aux consommateurs. Aujourd’hui nous vous emmenons à la découverte du Chemsex. Une pratique plus que dangereuse, le plus souvent lié aux gays ou aux bisexuels, qui cause des dommages à la fois sanitaires et psychologiques aux personnes qui y ont recours car étant associée à la consommation de la drogue et plus spécialement du crystal meth.

A la découverte du Chemsex cette pratique sexuel

Issu du mélange entre « chemical » (mot anglais qu’on peut définir comme produit chimique ou comme drogue dans un sens plus approfondi ) et « sex » comme sexe, le Chemsex est une pratique visant à associer drogue et sexe pour passer des moments de plaisir intense et les faire durer autant que possible. Deux ou trois personnes peuvent par exemple s’y adonner durant des heures voire des jours dans les cas les plus poussés.

Un peu partout dans le monde, la drogue est consommée pour passer des soirées festives de folies et pour rendre les relations sexuelles plus intenses etc…. Mais, ces habitudes sont très souvent présentes dans les milieux qui regorgent de personnes gays, bisexuels ou de prostitués masculins encore appelés escorts. C’est d’ailleurs ces derniers qui sont les plus spécialisés dans le commerce de ces genres de produit.

En effet, depuis que cette pratique est devenue populaire, les applications et les sites de rencontre servent même de plateforme aux adeptes du chemsex qui sont à la recherche constante de partenaires potentiels également passionné de ladite pratique. Le chemsex se pratique également seul ou de façon virtuelle par le biais des caméras. De commun accord les deux adeptes se regardent consommer des produits psychotropes à travers une caméra.

Les drogues liées au chemsex

Comme drogue, le GHB, le crystal meth ou encore cristaux de métanphétamine, la cocaïne, la kétamine ou encore les poppers et bien d’autres substances interviennent dans la pratique du chemsex.

Les individus concernés peuvent procéder par slamming c’est-à-dire, prendre la drogue par injection afin de décupler le plaisir et la désinhibition,  leur permettant ainsi d’expérimenter des pratiques bien plus longues, plus folles et plus intenses.

Les conséquences du chemsex

Les risques liés à cette pratique sont de plus en plus considérables. En effet, les personnes qui s’y adonnent sont très jeunes et cela peut rapidement être source de sérieux problèmes sanitaires pour ces dernières. Néanmoins, les conséquences varient d’un individu à un autre, car tout dépend de l’ampleur de la pratique et de la fréquence à laquelle le concerné s’y adonne.

Combiner sexe et prise de stupéfiant entraine dans la plupart des cas, une dépendance liée à la substance prise, une dépendance au chemsex et pousser l’individu à ne plus pouvoir s’en passer. La conséquence directe est que tout individu qui y a recours peut, à la longue, difficilement s’adonner à la pratique sexuelle ou ne pas être capable d’être excité sans consommer ces substances. C’est une pratique très fréquente bien que ces conséquences soient irréversibles.

Les maladies sexuellement transmissibles

Les risques d’infections dans ce contexte ne sont pas à négliger. Sous l’effet de la drogue, les rapports sexuels peuvent être d’une certaine violence, les partenaires multipliés entrainant ainsi, une augmentation considérable des risques d’IST.  Avoir des rapports sexuels en étant drogué peut également conduire les adeptes à tenir des rapports non protégés et par ricochet contracter une infection sexuellement transmissible.

Un adepte du chemsex peut contracter le VIH, la gonorrhée rectale, l’herpès ou encore la syphilis. Et le plus dangereux est que toutes ces infections peuvent se retrouver chez un seul et même individu dans les cas les plus graves. Car, plus ce dernier a recours à cette pratique, moins il arrive à s’en passer au fil des ans.

Une étude publiée dans le BMJ en aout  2018 révèle que les hommes sous traitement PrEP (réalisé dans le but d’éviter de contracter le VIH) qui ont des relations sexuelles normales avec d’autres hommes sont moins exposés aux infections sexuellement transmissibles que les hommes adeptes du chemsex sous PrEP qui, quant à eux, présente un risque élevé de contracter une IST de 30% de plus que les autres.

Les dommages psychologiques du chemsex

Et comme pour toute consommation de substances psychotropes, le chemsex à des effets néfastes sur la santé psychologique de ses pratiquants. Lorsque la drogue est consommée à une dose trop élevée, les conséquences peuvent être fatales. Ainsi, cette pratique peut provoquer une overdose, des convulsions, l’anxiété, la perte de conscience, une crise d’angoisse voire même de la paranoïa.

Cela peut également être source d’agression sexuelle car la désinhibition ne permet pas de distinguer l’absence ou non du consentement encore moins d’être conscient des actes violents posés durant le rapport.

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