Quels sont les déchets à risques infectieux ?

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Les ménages et les industries ne sont pas les seuls producteurs de déchets. Les centres de santé en produisent également. Toutefois, ceux-ci produisent un type particulier de déchets, les déchets d’activités de soins à risques infectieux (DASRI), qui représente 10 % à 20 % de l’ensemble des déchets des unités de santé. La gestion de ce type de déchet nécessite l’utilisation d’un certain matériel, de même que le suivi d’un protocole prédéfini par les normes d’hygiène publique en milieu sanitaire. Ces précautions visent à mettre à l’abri le personnel de santé et les usagers, contre l’exposition à des agents biologiques pathogènes.

Quels sont les contenants prévus pour recueillir les déchets à risques infectieux ?

Des solutions d’hygiène innovantes et durables sont commercialisées par des firmes françaises, spécialisées dans la conception et la vente d’équipements de propreté.

Où peut-on trouver des emballages de DASRI ?

Des spécialistes en fourniture de solutions d’hygiène et de propreté offrent un large éventail d’outils pour la gestion des DASRI. En guise d’exemple, vous pouvez visiter le site de Dénéthyse pour consulter un large catalogue d’outils et de moyens écologiques de maintien d’hygiène et de propreté.

Quels sont les types d’emballages prévus par la législation ?

En premier lieu, on a les emballages qui permettent de recueillir directement les déchets d’activités de soins. À ceux-ci, s’ajoutent les grands emballages, qui sont des conteneurs destinés à accueillir d’autres déchets emballés. Ceux-ci sont indiqués pour le stockage mécanique des déchets, et peuvent garder un volume de 3 mètres cubes de déchets.

Enfin, il existe les grands récipients pour vrac (GRV), qui présentent quasiment les mêmes caractéristiques que les grands emballages. Les principales différences concernent le volume de déchets pouvant être stocké, et le fait que les GRV sont adaptés pour le transport de déchets.

déchet à risque infectieux

Quels sont les différents types de déchets à risques infectieux ?

Les déchets dont il s’agit sont ceux produits à l’occasion de recherches médicales, de diagnostics de pathologies ou lors de l’application de soins. Ils représentent en moyenne 15 % de l’ensemble des déchets produits par les centres de santé. En fonction des risques auxquels ils exposent les usagers et le personnel de santé, on en distingue plusieurs sortes.

Les déchets contenant des objets blessants ou acérés

Parmi ces détritus produits par les unités de santé, on peut retrouver des seringues, des scalpels ou encore des aiguilles. Il s’agit de tout objet piquant ou tranchant ayant été en contact de patients potentiellement porteurs d’agents pathogènes.

Les déchets contenant du sang contaminé, des excrétions infectées ainsi que des déchets anatomiques

Les déchets liquides produits dans les centres de soin incluent principalement le sang contaminé ou infecté. On y retrouve également des excrétions de patients infectés, telles que les fèces, les vomissures ou la salive.

Les déchets anatomiques désignent des parties ou des organes du corps humain ou animal. Ces déchets proviennent généralement des opérations d’amputation ou de greffe.

Les déchets chimiques et radioactifs

Cette catégorie de déchets regroupe les médicaments arrivés à expiration, ainsi que les récipients ayant contenu des solutions médicamenteuses devenues toxiques. Parmi les déchets chimiques, on compte également les réactifs de laboratoire, le mercure de thermomètres endommagés ou encore les déchets issus des opérations d’imagerie médicale. Les appareils radioactifs (utilisés en radiologie notamment) désuets et obsolètes, ainsi que les substances corrosives, présentent également des risques pour la santé.

Quel est le processus de traitement des déchets en milieu hospitalier ?

Les déchets générés par les activités de soins sont gérés via des méthodes spécifiques. Ils sont soit transférés vers des dispositifs prévus à cette fin au sein de l’hôpital, soit convoyés vers des centres homologués situés à proximité du centre hospitalier. Car l’OMS recommande que les déchets médicaux présentant une forte dangerosité soient traités non loin du point où ils ont été produits.

La collecte des déchets

La première étape de la gestion des déchets générés en milieu hospitalier consiste à collecter les déchets selon leur nature. Pour les objets piquants ou tranchants par exemple, il faut des contenants spécifiques, suffisamment solides pour ne pas être transpercé. Les déchets liquides, quant à eux, devront être collectés dans des contenants hermétiques.

La désinfection

Après avoir été collectés et emballés dans des contenants techniquement adaptés, les déchets médicaux subissent un traitement de stérilisation à la vapeur. Ce traitement détruit l’essentiel des corps infectieux, transformant alors les déchets médicaux en des déchets municipaux.

Le broyage et l’incinération

Après la désinfection vient la phase finale de destruction des déchets. Le broyage permet de réduire de 80 % le volume initial des déchets médicaux recueillis. Le reste est ensuite incinéré. Dans certains centres, les déchets sont directement incinérés.

Par ailleurs, selon la politique locale de gestion des DASRI, certains déchets médicaux peuvent être recyclés. Après la phase de désinfection, suivra alors un tri, avant le broyage et l’incinération.

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