Quels signes font penser à des troubles auditifs ?

Santé Quels signes font penser à des troubles auditifs ?

Près de 16 % de la population mondiale souffriraient d’une perte auditive, soit environ un milliard de personnes. En France, le pourcentage de personnes qui reconnaissent avoir au minimum une déficience auditive est de 11,2 %, soit 7 millions de personnes (en 2018).
Or, les chiffres ne font que progresser chaque année. Pour ce faire, il est donc essentiel que vous puissiez détecter les signes qui font penser à une perte auditive. Cette perte a en effet de fortes répercussions sur la vie quotidienne des personnes touchées. Qu’il s’agisse d’une baisse ou d’une perte auditive, elle conduit petitement à l’isolement chez les enfants comme chez les adultes. Si vous souhaitez donc savoir comment détecter et traiter la perte auditive, découvrez dans cet article les signes qui doivent vous inquiéter.

Quels sont les signes qui doivent vous alerter chez l’enfant ?

Lorsqu’une personne n’a plus la capacité d’entendre clairement comme un individu ayant une audition normale, alors vous pouvez dire de cette dernière qu’elle souffre de perte d’audition. En d’autres termes, la perte d’audition désigne les troubles d’une personne à écouter les sons. Elle peut toucher les deux oreilles (bilatérales) ou une oreille (unilatérale). Qu’elle soit passagère ou permanente, la surdité peut être diagnostiquée lors de la venue au monde d’un enfant comme elle peut survenir plus tard dans sa vieillesse. Comme vous le savez, plus une maladie ou une affection se détecte rapidement, plus les chances de vite en guérir sont élevées. Comment pouvez-vous alors suspecter les troubles auditifs chez l’enfant ?

Le dépistage néo-natal de la surdité

Dès la naissance de votre enfant, il vous serait plus rassurant d’exiger un dépistage néo-natal afin de diagnostiquer la surdité chez votre bout de choux. Mais, de quoi est composé un tel dépistage ?

Dans un premier temps, le dépistage néo-natal comprend un examen de repérage des troubles de l’audition. L’objectif de la réalisation de cet examen consiste à savoir s’il est primordial d’effectuer des examens plus poussés chez votre enfant. Cependant, même si vous ne faites pas la demande, cet examen vous sera proposé bien avant la sortie de votre enfant de la maternité.

Dans un second temps, lorsque les résultats du premier examen n’ont pas permis de juger les capacités auditives chez votre enfant, un nouvel examen doit être réalisé avant la fin de ses 3 mois. Il faut également préciser que vous avez la possibilité de demander un tel examen si pour plusieurs raisons votre enfant n’avait pas été soumis au premier test.

Si vous réalisez ces deux examens et que votre enfant ne présentait aucun trouble de l’audition, alors il est indispensable que vous maitrisiez les comportements alertant au-delà de 3 mois.

Quels comportements font penser à une baisse de l’audition de l’enfant ?

Qu’elle soit congénitale ou acquise, la surdité a des conséquences importantes sur les acquisitions de la parole chez l’enfant. Pour manifester une telle déficience, votre enfant présentera des troubles du comportement. Ces derniers doivent vous alerter et vous inciter à le conduire chez le pédiatre. Il faut aussi préciser qu’il développe ces comportements en fonction de son âge.

  •  De 3 à 12 mois : les sons que votre enfant émet ne sont pas mélodieux. Il n’arrive pas à babiller et ne réagit pas à votre appel.
  •  De 12 à 24 mois : votre enfant ne prononce aucun mot, communique uniquement par des gestes et ne prête pas attention à tout ce qui ne se trouve pas dans son champ visuel. Les sons qu’il émet sont souvent étranges et instinctifs.
  •  De 24 à 36 mois : le langage ne se met pas en place chez votre enfant, il ne parle presque pas. Il est souvent agité ou s’isole simplement.
  •  Après 3 ans : votre petit ne parle toujours pas ou sort quelques mots de manière énigmatique. L’agitation, l’agressivité et l’isolement représentent les troubles de comportement dont il souffre. Il a des problèmes d’apprentissage à l’école.

Si votre enfant développe donc ces types de comportements, n’hésitez pas à l’amener chez le pédiatre. Ce professionnel de la médecine enfantine peut exiger un bilan auditif afin qu’il diagnostique le niveau de surdité chez votre enfant. Un examen qu’il peut aussi exiger chez une personne adulte qui développe aussi des comportements suspects. Heureusement qu’avec les nouvelles technologies, l’Audio pour tous est plus accessible aujourd’hui plus qu’avant et à des prix très abordables. Quel que soit le niveau de surdité dont vous souffrez, l’achat d’un appareil auditif requiert la présentation d’un justificatif médical. D’où l’importance de se rendre chez un spécialiste en ORL dès l’apparition de certains signes inquiétants.

Quels signes doivent alerter une personne adulte ?

Étant une personne adulte, vous devrez être très attentif à certains comportements qui peuvent être des signes d’une baisse ou d’une perte de l’acuité auditive. Quels sont ces comportements ?

  •  Vous orientez la tête pour prêter l’attention avec la bonne oreille ;
  •  Vous demandez souvent à votre interlocuteur de répéter ce qu’il vous dit ;
  •  Vous craignez de mal cerner les phrases et les paroles d’un proche ;
  •  Vous ne vous sentez pas à votre aise dès que vous vous retrouviez en société ;
  •  Vos proches, vos amis ou vos collègues n’arrivent plus à savoir si vous n’avez pas entendu ou si vous faites exprès de ne pas entendre.

Retenez que plusieurs raisons peuvent vous obliger à développer de tels comportements au fil du temps. En réalité, les causes d’une perte de l’ouïe sont généralement de trois ordres :

  • Presbyacousie : une perte d’audition naturelle qui touche les personnes âgées de plus de 50 ans ;
  • Traumatisme auditif : une perte d’audition à la suite d’un traumatisme sonore (bruit intense) ;
  • Médicale : une perte d’audition relative à certaines maladies chroniques ou à l’usage de certains médicaments (dits, ototoxiques).

Comme chez l’enfant, vous devrez rapidement consulter votre médecin traitant dès que vous développiez de tels comportements. Grâce à un bilan auditif effectué par un médecin ORL, vous serez situé par rapport à votre niveau de surdité.

Quels sont les niveaux ou degrés de perte auditive ?

Il existe en général plusieurs niveaux de surdité auxquels sont liés de multiples symptômes et conséquences. Pour mieux appréhender les différents niveaux de surdité, il convient de rappeler que le seuil en DB de l’audition normale est compris entre 0 et 20 dB. Vous ne ressentez aucune difficulté spécifique à bien entendre lorsque vous vous retrouvez dans un milieu calme ou bruyant.

  •  Une perte légère correspond à une perte auditive dont le seuil est compris entre 20 et 40 décibels ;
  •  Une perte moyenne équivaut à une perte auditive dont le seuil est compris en 40 et 70 décibels ;
  •  Une perte sévère correspond à une perte auditive dont le seuil se trouve entre 70 et 90 décibels ;
  •  Une surdité profonde se caractérise par une perte auditive dont le seuil est supérieur à 90 décibels ;
  •  Lorsque vous n’apercevez aucun son alors vous souffrez d’une surdité totale.

Dès que votre niveau de surdité est connu par le professionnel, il vous prescrit un traitement adapté permettant d’augmenter le niveau de l’écoute.

Quels sont les types de traitements possibles ?

Il existe plusieurs types de traitements pour soulager les enfants et les personnes adultes qui souffrent de troubles de l’audition. Toutefois, l’appareillage auditif demeure la priorité pour la plupart des malentendants.

L’appareillage auditif

En réalité, si l’appareillage auditif est la solution la plus adaptée pour soulager les troubles de l’audition, c’est pour la simple raison que les concepteurs des appareils auditifs proposent des outils personnalisés et efficaces. De plus, il existe plusieurs types d’appareils de prothèses auditives visibles comme invisibles qui répondent parfaitement à tous les niveaux de perte de l’audition.

L’implant cochléaire

Il est parfois indispensable de faire appel à la chirurgie pour traiter les difficultés les plus accrues. Ainsi, le recours à l’implant cochléaire est la solution inévitable. La pose de cet implant nécessite une insertion à travers le système du canal auditif. Il faut ajouter qu’une telle intervention peut être également indispensable chez l’enfant.

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