Que faire en cas de douleur au plexus solaire ?

Santé Douleur Que faire en cas de douleur au plexus solaire ?

Centre du système neurovégétatif humain, le plexus solaire est un point stratégique. Les causes d’un plexus solaire bloqué et douloureux peuvent être nombreuses. Diaphragme, estomac, œsophage, muscles intercostaux, etc. qui dysfonctionnent et votre plexus solaire s’en trouve impacté. Lorsque c’est le cas, voyons comment faire en cas de douleur au plexus solaire.

Où se situe le plexus solaire ?

Ce que l’on appelle le plexus solaire, ou plexus cœliaque, est situé juste au-dessous de la pointe du sternum. Plus précisément entre la douzième vertèbre du thorax et la première lombaire, derrière l’estomac, mais devant le diaphragme. Cette zone précise est le véritable carrefour nerveux de notre corps, un formidable centre énergétique. Dès lors, il n’est pas rare que celui-ci devienne douloureux, car de nombreux facteurs l’impactent, à commencer par le stress. On parle alors de douleurs au plexus solaire, au sternum, au diaphragme ou encore de point dans le dos, concernant une sensation désagréable logée dans la cage thoracique, et qu’on a souvent du mal à identifier clairement.

Le problème est qu’une douleur ressentie dans le plexus solaire peut venir d’un organe beaucoup plus lointain. On pense d’ailleurs souvent au cœur, par sa proximité et par peur de la crise cardiaque, pourtant la plupart du temps, celui-ci n’est absolument pas mis en cause.

Un blocage du plexus solaire retentit sur tout le corps et bloque les énergies. Le plexus solaire est l’un des 7 principaux chakras. Appelé Manipura en sanskrits, il est le centre de notre confiance, de notre volonté, de nos ambitions et notre courage. Très sensible, il se déséquilibre aussi très facilement et devient alors douloureux. Intimement lié au diaphragme, quand votre troisième chakra se bloque, tous les organes du centre névralgique sont touchés.

Douleurs dorsales et contractions musculaires

Le diaphragme est relié aux côtes, mais aussi à la colonne vertébrale, c’est donc tout naturellement que sa tension se répercute sur tout notre squelette. Mal de dos, dans la nuque ou les lombaires, tous ces points douloureux peuvent simplement venir du diaphragme. De la même façon, les muscles ont du mal à récupérer et se contractent par manque de ressources énergétiques.

Mauvaise digestion

Lorsque le muscle du diaphragme fonctionne correctement, ses mouvements perpétuels agissent comme un massage sur les organes du système digestif. Les contractions musculaires favorisent le mouvement des matières à l’intérieur du foie, de la rate ou encore de l’intestin, jouant donc un rôle important pour une bonne digestion. Lorsque le diaphragme se bloque, ce mouvement naturel diminue, ralentissant dans le même temps la phase digestive. Résultat : maux de ventre, gaz, rots et problème d’intestins peuvent survenir rapidement.

Fatigue et mauvaise régulation thermique

Pour fonctionner correctement, vos cellules ont besoin des carburants que sont l’oxygène et le glucose. Faute d’apport suffisant, la production d’énergie et donc de chaleur diminue. Il en découle une fatigue chronique, car vos cellules n’ont plus assez d’oxygène pour produire la quantité de molécules énergétiques suffisante au fonctionnement normal de votre corps. Le manque d’énergie engendre la baisse de la chaleur corporelle, pourtant indispensable au bon fonctionnement de nos organes. Survient alors une sensation de froid, comme si vous étiez devenu plus frileux qu’avant.

Augmentation du stress et des angoisses

Si tous nos organes commencent à manquer d’oxygène, le cerveau ne tarde pas à réagir, détectant le problème comme un système d’alarme. Bien sûr, on parle d’un manque d’oxygène limité, qui devient chronique, vous n’avez pas la perception de manquer d’air et pourtant votre corps fonctionne comme en sous-régime. C’est comme si vous organisiez un rationnement par manque de carburant, le moteur tourne toujours, mais il est beaucoup moins efficace !

La tour de contrôle qu’est votre cerveau sent bien que quelque chose ne tourne pas rond, le stress monte, favorisant le développement de ce qu’on appelle un trouble anxieux généralisé (TAG). C’est la porte ouverte aux crises d’angoisses, à la panique, mais aussi aux névroses et phases dépressives, à plus ou moins long terme et en fonction de vos prédispositions personnelles.

Vous l’aurez compris, c’est un cercle vicieux qui s’installe, dont le centre névralgique est le diaphragme. Il est la cause du manque d’oxygène et c’est donc tout naturellement qu’il est aussi la solution à vos problèmes.

Dénouer son diaphragme pour en finir avec les douleurs du plexus solaire

Maintenant que nous avons conscience des répercussions d’un plexus solaire bloqué sur notre organisme, il faut s’atteler à débloquer le diaphragme, afin de récupérer progressivement le contrôle de ses organes !

Massages, kiné et ostéo

Masser directement son diaphragme peut délier de manière temporaire les points de tensions. Réaliser des massages sur toute la zone périphérique des côtes agit sur le diaphragme et diminue cette sensation de « boule au ventre ». Vous pouvez le faire vous-même, demander à un proche qu’il vous masse ou faire des séances avec un kinésithérapeute ou un ostéopathe. Ces deux corps de métier connaissent parfaitement le rôle du diaphragme sur le métabolisme. Ils sauront vous aider à le débloquer, par des massages, des étirements et différentes postures (semblables au yoga).

Les séances peuvent être rapidement positives, apporter un sentiment de bien-être et de relâchement. En revanche, cette solution n’apporte pas de réels changements sur le long terme, car il ne suffit pas de détendre son muscle du diaphragme. Il faut apprendre ou réapprendre à l’utiliser, pour que son fonctionnement soit optimal.

Maîtriser sa respiration

Bien respirer est la clé, apprenons donc à bien le faire ! Nous sous-estimons l’impact de la respiration parce qu’elle est innée, et il est parfois nécessaire de parfaire l’apprentissage, aussi naturel soit-il.

Les différents types de respirations

  • La respiration thoracique est un exercice respiratoire mobilisant uniquement le thorax. C’est une respiration automatique et naturelle. Pourtant, elle est souvent source d’angoisse et de stress, voire d’essoufflement. En bloquant la respiration au niveau thoracique, l’abdomen est négligé et nos poumons peu sollicités, puisqu’ils ne se remplissent alors qu’à 30 % de leur capacité..
  • La respiration abdominale ou diaphragmatique: dans un mouvement décontracté et naturel, cette respiration va vous permettre de prendre à nouveau conscience de votre cycle respiratoire. On l’appelle respiration optimale parce qu’elle présente de nombreux avantages :
    • elle régule le rythme cardiaque ;
    • elle diminue le stress et les angoisses ;
    • elle élimine les déchets gazeux ;
    • elle stimule la production d’endorphines…

Maîtriser sa respiration diaphragmatique

Pour rappel, l’inspiration se fait par le nez, et l’expiration par la bouche. Afin de comprendre le processus, installez-vous au calme et placez une main sur votre thorax, l’autre sur votre nombril. Respirez lentement et observez le mouvement de vos mains :

  • Inspirez par le nez et sentez l’air gonfler votre abdomen.
  • Expirez par la bouche, tout doucement. Videz votre abdomen en le contractant et recommencez 10 fois.
  • Vous remarquerez que si la main sur votre abdomen suit son mouvement, l’autre main ne bouge pour ainsi dire pas.

Répétez ce cycle respiratoire pour vous imprégner de ce mouvement inné, mais trop souvent perdu. Ne vous relevez pas trop vite, au début, vous pourriez avoir des sensations de vertige, dû au renouvellement de l’air et à l’apport massif et soudain d’oxygène. Votre corps n’avait plus l’habitude, il risque de se sentir comme « drogué » de cet apport bénéfique.

Rééquilibrer son troisième chakra

Lorsqu’il est déséquilibré, le chakra Manipura entraîne une perte de confiance en soi, de la timidité ou à l’inverse une tendance à la manipulation, aux frustrations ou encore aux excès d’humeurs. Voici quelques pistes pour rééquilibrer votre chakra :

Les bienfaits de la méditation

La méditation notamment à travers le yoga est tout à fait adaptée en cas de douleur au plexus solaire. Voici quelques postures qui vont ouvrir votre plexus :

La posture de la chaise (Utkatasana)

Elle consiste à se mettre semi-accroupi, comme assis sur une chaise imaginaire, les bras « en prière » devant vous. Pensez à bien rentrer votre ventre et respirez tranquillement, l’esprit concentré sur vous.

La posture stimule le sens de l’équilibre, les organes abdominaux, le diaphragme et le cœur, tonifie les membres inférieurs et étire la colonne vertébrale.

La posture du chameau (Ustrasana)

Cette posture ouvre la cage thoracique, étire les muscles abdominaux et développe la respiration costale. Sur les genoux, étirez votre corps et vos bras vers l’arrière jusqu’à toucher vos pieds.

Cette posture ouvre la région du cœur et tonifie la nuque et la colonne vertébrale.

Utiliser des huiles essentielles

Les huiles essentielles ont un fort pouvoir et sont depuis longtemps utilisées pour rétablir l’équilibre des chakras.

Les huiles essentielles qui correspondent au chakra du plexus solaire sont la Bergamote et la Camomille Romaine. Déposez quelques gouttes d’huile essentielle sur vos doigts et massez-vous la zone du plexus solaire. Vous pouvez aussi en mettre deux gouttes dans votre bain pour une détente complète.

S’aider par la lithothérapie

La lithothérapie est l’utilisation de l’énergie des pierres pour rééquilibrer nos chakras.

La couleur du chakra du plexus solaire étant le jaune, toutes les pierres jaunes sont appropriées pour arriver à rééquilibrer votre Manipura. La citrine est la meilleure pierre pour équilibrer le 3e chakra, cependant l’agate jaune, l’ambre, l’œil de tigre ou encore l’amétrine violet peuvent vous aider à débloquer votre plexus solaire. Vous pouvez mettre l’une de ces pierres dans votre poche, la porter en collier ou en bracelet et la toucher régulièrement.

Source : https://www.envsn.sports.gouv.fr/images/recherche-expertise/prepa_mentale/fiches_outils/02-la-respiration-abdominale.pdf