Que faire en cas de douleur au plexus solaire ?

Santé Douleur Que faire en cas de douleur au plexus solaire ?

Centre du système neurovégétatif humain, le plexus solaire est un point stratégique. Un plexus solaire bloqué et douloureux est intimement lié au fonctionnement du diaphragme. Ce muscle de la respiration capte toutes nos émotions et notre stress, induisant une chaîne de conséquences sur l’ensemble de nos organes. Voyons donc ensemble que faire face à une douleur au plexus solaire.

Où se situe le plexus solaire ?

Ce que l’on appelle le plexus solaire est situé juste au-dessous de la pointe du sternum. Plus précisément entre la douzième vertèbre du thorax et la première lombaire, derrière l’estomac, mais devant le diaphragme. Cette zone précise est le véritable carrefour nerveux de notre corps, un formidable centre énergétique. Dès lors, il n’est pas rare que celui-ci devienne douloureux, car de nombreux facteurs l’impactent, à commencer par le stress. On parle alors de douleurs au plexus solaire, au sternum, au diaphragme ou encore de point dans le dos, concernant une sensation désagréable logée dans la cage thoracique, et qu’on a souvent du mal à identifier clairement.

Le problème est qu’une douleur ressentie dans le plexus solaire, peut venir d’un organe beaucoup plus lointain. On pense d’ailleurs souvent au cœur, par sa proximité et par peur de la crise cardiaque, pourtant la plupart du temps, celui-ci n’est absolument pas mis en cause.

Plexus solaire bloqué et douloureux : les conséquences

Un blocage du plexus solaire retentit sur tout le corps et de nombreux problèmes et symptômes peuvent apparaître, à plus ou moins long terme. Les douleurs au plexus solaire s’expliquent toujours par un mauvais fonctionnement du diaphragme. La respiration est au cœur de l’énorme machine qu’est notre corps. L’oxygène est un carburant essentiel et fondamental et mal respirer revient à sous-alimenter petit à petit l’ensemble de nos organes.

Douleurs dorsales et contractions musculaires

Le diaphragme est relié aux côtes, mais aussi à la colonne vertébrale, c’est donc tout naturellement que sa tension se répercute sur tout notre squelette. Mal de dos, dans la nuque ou les lombaires, tous ces points douloureux peuvent simplement venir du diaphragme. De la même façon, les muscles ont du mal à récupérer et se contractent par manque de ressources énergétiques.

Mauvaise digestion

Lorsque le muscle du diaphragme fonctionne correctement, ses mouvements perpétuels agissent comme un massage sur les organes du système digestif. Les contractions musculaires favorisent le mouvement des matières à l’intérieur du foie, de la rate ou encore de l’intestin, jouant donc un rôle important pour une bonne digestion. Lorsque le diaphragme se bloque, ce mouvement naturel diminue, ralentissant dans le même temps la phase digestive. Résultat maux de ventre, gaz, rots et problème d’intestins peuvent survenir rapidement.

Fatigue et mauvaise régulation thermique

Pour fonctionner correctement, vos cellules ont besoin des carburants que sont l’oxygène et le glucose. Faute d’apport suffisant, la production d’énergie et donc de chaleur diminue. Il en découle une fatigue chronique, car vos cellules n’ont plus assez d’oxygène pour produire la quantité de molécules énergétiques suffisante au fonctionnement normal de votre corps. Le manque d’énergie engendre la baisse de la chaleur corporelle, pourtant indispensable au bon fonctionnement de nos organes. Survient alors une sensation de froid, comme si vous étiez devenu plus frileux qu’avant.

Augmentation du stress et des angoisses

SI tous nos organes commencent à manquer d’oxygène, le cerveau ne tarde pas à réagir, détectant le problème comme un système d’alarme. Bien sûr, on parle d’un manque d’oxygène limité, qui devient chronique, vous n’avez pas la perception de manquer d’air et pourtant votre corps fonctionne comme en sous-régime. C’est comme si vous organisiez un rationnement par manque de carburant, le moteur tourne toujours, mais il est beaucoup moins efficace !

La tour de contrôle qu’est votre cerveau sent bien que quelque chose ne tourne pas rond, le stress monte, favoraisant le développement de ce qu’on appelle un trouble anxieux généralisé (TAG). C’est la porte ouverte aux crises d’angoisses, à la panique, mais aussi aux névroses et phases dépressives, à plus ou moins long terme et en fonction de vos prédispositions personnelles.

Vous l’aurez compris, c’est un cercle vicieux qui s’installe, dont le centre névralgique est le diaphragme. Il est la cause du manque d’oxygène et c’est donc tout naturellement qu’il est aussi la solution à vos problèmes.

Dénouer son diaphragme pour en finir avec les douleurs du plexus solaire

Maintenant que nous avons conscience de ce manque d’oxygène, il faut s’atteler à débloquer le diaphragme, afin de récupérer progressivement le contrôle de ses organes et de son cerveau ! Plusieurs solutions s’offrent à vous, à plus ou moins long terme

Massages, kiné et ostéo

Masser directement son diaphragme peut délier de manière temporaire, les points de tensions. Réaliser des massages sur toute la zone périphérique des côtes, agit sur le diaphragme et diminue cette sensation de “boule au ventre”. Vous pouvez le faire vous-même, demander à un proche qu’il vous masse ou faire des séances avec un kinésithérapeute ou un ostéopathe. Ces deux corps de métier, connaissent parfaitement le rôle du diaphragme sur le métabolisme. Ils sauront vous aider à le débloquer, par des massages, des étirements et différentes postures (semblables au yoga).

Les séances peuvent être rapidement positives, apporter un sentiment de bien-être et de relâchement. En revanche, cette solution n’apporte pas de réels changements sur le long terme, car il ne suffit pas de détendre son muscle du diaphragme. Il faut apprendre ou réapprendre à l’utiliser, pour que son fonctionnement soit optimal, se répercutant naturellement sur l’ensemble de vos organes, jusqu’au plus profond de vos cellules grises.

Maîtriser sa respiration

Bien respirer est la clé, apprenons donc à bien le faire ! Nous sous-estimons l’impact de la respiration parce qu’elle est innée, et il est parfois nécessaire de parfaire l’apprentissage, aussi naturel soit-il.

Une respiration correcte, doit mobiliser physiquement tous les organes, le cœur, les poumons, mais aussi l’ensemble du système digestif. Elle doit aussi s’exercer à terme de manière naturelle, 24 h sur 24 et 7 jours sur 7. Voilà pourquoi cette respiration optimale est souvent appelé 24/7, plus scientifiquement : respiration diaphragmatique.

La respiration thoracique, est un exercice respiratoire mobilisant le haut du corps, par extension de la cage thoracique. Cette respiration haute peut provoquer momentanément une solution de soulagement, limitant le sentiment d’oppression grâce à l’ouverture des côtes. En revanche, cette respiration est à proscrire à long terme, elle est épuisante et surmobilise un organisme déjà affaibli. Résultat, le bénéfice temporaire ne fait qu’ajouter au mal chronique.

Même conclusion pour la respiration abdominale. Celle-ci se situe à l’inverse dans la zone basse, faisant pression sur les viscères. Cet exercice n’en est qu’un et pratiqué sur la durée, ce type de respiration conduit un à un relâchement de la sangle abdominale. Cette zone est un véritable support du diaphragme, faute de base solide et tenue, ce dernier pèsera irrémédiablement sur le dos, engendrant inconfort et douleurs.

La respiration diaphragmatique ou globale, est en fait l’association de ces deux méthodes respiratoires, dans un mouvement décontracté et naturel.

L’expansion et la contraction des poumons, correspondant à l’inspiration et à l’expiration, doit être lente et profonde. Il ne s’agit ni plus ni moins que d’une vidange, vider la machine encrassée pour la remplir de carburant pur ! Cette image mentale vous aidera à comprendre la nécessité de la respiration. La machine, c’est votre corps tout entier, et vous devez transmettre au sang tout l’oxygène indispensable à son fonctionnement, des organes jusqu’au cerveau.

Pour rappel, l’inspiration se fait par le nez, et l’expiration par la bouche. Afin de comprendre le processus installez-vous au calme et placez une main sur votre thorax, l’autre sur votre nombril. Respirez lentement et observez le mouvement de vos mains.

Maintenant, vous devez ajuster votre respiration afin de suivre ce cycle :

  • Inspirez, en soulevant d’abord le bas du ventre puis progressivement déliez vos côtes jusqu’à gonfler le haut du thorax.
  • Expirez dans le sens inverse, du haut vers le bas. Videz votre poitrine puis terminez l’expiration en creusant complètement votre ventre.

Répétez ce cycle respiratoire pour vous imprégner de ce mouvement inné, mais trop souvent perdu. Ne vous relevez pas trop vite, au début, vous pourriez avoir des sensations de vertige, dû au renouvellement de l’air et à l’apport massif et soudain d’oxygène. Votre corps n’avait plus l’habitude, il risque de se sentir comme “drogué” de cet apport bénéfique.

La solution à présent, consiste à vous entraîner encore et encore. D’abord en position maîtrisée de détente, puis à tout moment de la journée lorsque vous y pensez. À force, cette respiration deviendra une pratique naturelle et inconsciente. Résultat, vous aurez ré-appris à bien respirer, votre corps retrouvera son souffle, muscles et organes pourront puiser l’oxygène en quantité pour fonctionner de manière optimale. Votre cerveau lui, constatant l’amélioration générale du corps qu’il gouverne, s’apaisera pour retrouver détente et quiétude.