Qu’est-ce que la trochantérite ?

Santé Qu'est-ce que la trochantérite ?

Sous ce nom compliqué se cache une pathologie pourtant fréquente de la hanche. Plus connue sous le terme de tendinite de la hanche ou péritrochantérite, la trochantérite est souvent confondue avec la sciatique alors qu’elle est le résultat d’une inflammation de la bourse séreuse du grand trochanter. Qu’est-ce que la trochantérite concrètement ? Total Santé vous explique tout !

Qu’est-ce que la trochantérite ?

La trochantérite, ou bursite trochantérienne est une inflammation de la bourse du grand trochanter. La trochantérite entraîne des douleurs à l’extérieur de la cuisse qui s’aggravent à la course, à la marche et lorsque vous êtes couché sur le côté atteint. Souvent confondue avec un mal de hanche, la trochantérite est pourtant bien différente, puisque le grand trochanter ne fait pas partie de la hanche, mais du fémur.

En effet, dans le cas de la trochantérite, ce sont les sacs séreux qui se trouvent à l’extrémité proximale du fémur qui sont enflammés. Ces sacs séreux continent un lubrifiant, le liquide synovial, qui va protéger les tendons des muscles soumis à forte pression. Les muscles en question sont nombreux sur le grand trochanter, ils servent à stabiliser le bassin et à faire bouger la hanche en rotations et en abduction. C’est donc une grande pression qui est exercée chaque jour sur nos tendons et la bourse séreuse, qui finissent donc par devenir inflammatoires et douloureux. En règle générale, la trochantérite s’accompagne d’une tendinite du moyen fessier.

Quels sont les symptômes de la trochantérite ?

La trochantérite se caractérise par des douleurs au niveau de la hanche et parfois des fessiers. La douleur peut s’étendre jusqu’au genou, faisant penser à une sciatique. Pour les différencier, sachez que la trochantérite s’accompagne d’une enflure provoquée par l’inflammation de la bourse séreuse, d’une sensibilité au toucher, d’une boiterie, de rougeurs et d’une sensation de chaleur.

Quelles sont les causes de la trochantérite ?

La trochantérite est donc causée par une trop forte pression des muscles autour du grand trochanter. Elle est généralement le résultat :

  • d’un traumatisme ;
  • d’une chute sur le côté ;
  • d’un effort violent ;
  • d’un manque d’échauffement ;
  • d’une infection comme la tuberculose ;
  • de maladies telles que la goutte ou l’arthrite ;
  • d’une hauteur de jambe différente ;
  • d’un effort prolongé et répétitif.

Pour éviter une trochantérite et la tendinite qui l’accompagne, il est important de bien s’échauffer. Vous pouvez également pratiquer des séances d’étirements du moyen fessier pour le rendre plus souple : 

  • Exercice 1 : asseyez-vous par terre, le dos bien droit, une jambe étendue. Repliez l’autre jambe et passez là par-dessus la première. Avec votre main opposée, prenez votre genou et ramenez-le le plus vers vous sans décoller le pied du sol afin d’étirer les muscles fessiers.
  • Exercice 2 : couchez-vous au sol, relevez vos jambes au niveau du bassin et passez une jambe devant l’autre. Tenez le genou de la deuxième et tirez vers vous.

Comment guérir la trochantérite ?

Votre médecin traitant vous fera passer une échographie pour confirmer la trochantérite. Vous pourrez aussi être amené à passer une radiographie ou une IRM pour un diagnostic exact et écarter d’éventuelles pathologies de la hanche.

Il vous prescrira des anti-inflammatoires, voire même des infiltrations directement dans le corps des tendons. Vous pouvez également réduire l’inflammation, en utilisant de la glace.

Une fois l’inflammation atténuée, vous continuerez le traitement avec des séances de kinésithérapie durant lesquelles le spécialiste procédera à des modalités comme les ultrasons, l’ionophorèse, le courant interférentiel et l’électrostimulation des fibres nerveuses.

En plus des séances de rééducation avec le kinésithérapeute, il est conseillé de consulter un ostéopathe qui vous permettra de corriger la posture et ainsi éviter la sur sollicitation du muscle.

Pour finir :

  • Buvez beaucoup d’eau, elle facilitera la cicatrisation du tendon. Reposez-vous et évitez de solliciter votre articulation. Marchez doucement et privilégiez la natation aux sports plus violents.
  • Essayez de ne pas dormir sur le côté douloureux et ne croisez pas les jambes.
  • Adaptez votre régime alimentaire en apportant une dose supplémentaire d’oméga 3 et d’antioxydants à votre organisme, et supprimez au maximum les gras « trans » et les sucres.