Le bilan d’infertilité, ce qu’il faut savoir

Après plusieurs mois voire plusieurs années de mariage sans avoir d’enfants, il est normal que le couple commence à s’interroger. Très souvent le couple décide de faire des examens pour savoir s’il s’agit d’un problème d’infertilité ou de stérilité. Le bilan d’infertilité est l’examen le plus courant pour déterminer les causes de l’infertilité masculine et celles de l’infertilité féminine. En quoi consiste le bilan d’infertilité et quand faut-il s’y soumettre ?

Stérilité et infertilité : synonymes ?

Bien que la fertilité et la stérilité soient souvent confondues, elles ne sont pas des synonymes. La stérilité est définie comme l’incapacité à concevoir et à procréer naturellement. L’infertilité par contre est l’incapacité à avoir une grossesse et à la mener à terme. Les causes de l’infertilité masculine sont multiples. Il peut s’agir d’une infection de l’appareil génital, de déséquilibres hormonaux ou d’hypertrophie des spermatozoïdes. Des antécédents de mauvaise hygiène de vie comme l’abus de substances nocives, d’alcool et de tabac peuvent influencer la fertilité de l’homme. Une ancienne contraction d’une maladie sexuellement transmissible peut également faire partie des causes de l’infertilité masculine dans un couple. Pour déceler ces causes dans le couple, plusieurs examens approfondis sont requis. Comme pour l’homme, l’infertilité peut venir de la femme. En dehors de l’abus d’alcool et de tabac, au nombre des causes de l’infertilité féminine on peut citer : l’endométriose, le dysfonctionnement ovarien et l’obstruction des trompes. Cependant, si le couple ne fait pas d’enfants dans les premiers mois, cela ne veut pas dire qu’il faut forcément voir un gynécologue ou un autre spécialiste.

Quand consulter un spécialiste ?

Après plusieurs années de mariage sans enfants, il est normal que le couple se décide à voir un spécialiste. Il faut cependant prendre en compte plusieurs paramètres avant de faire le grand saut. À cet effet, il est conseillé de faire le bilan de santé lorsque l’un des conjoints présente des antécédents dans sa famille. Le bilan est aussi suggéré dans le cas où l’on soupçonne que le problème vient de l’une des personnes du couple. Un des membres du couple a peut-être subi par le passé une ou des opérations au niveau des appareils génitaux. Cela peut entrainer un dysfonctionnement au niveau de la conception. Dans ce genre de situation, un bilan s’impose. Aussi, lorsque la femme a déjà 35 ans, il n’est plus nécessaire de trainer avant d’effectuer le bilan d’infertilité. Bien que certains couples consultent dès les premiers mois après l’arrêt de la contraception, une marge est nécessaire. Le corps doit en effet s’habituer à travers plusieurs cycles avant de pouvoir se remettre en route.

Comment se passe le bilan d’infertilité ?

Sous l’appellation bilan d’infertilité, on retrouve un ensemble d’examens qui permettront au spécialiste de faire un diagnostic du couple. Les examens peuvent s’étaler sur plusieurs semaines au cours desquelles le spécialiste va préconiser des mesures et faire des recommandations qui varient d’un couple à l’autre. Le bilan d’infertilité se fait différemment en fonction des sexes. Pour diagnostiquer l’infertilité masculine, le bilan d’infertilité va s’appuyer sur:

  • L’échographie : Cet examen consiste à analyser les testicules. L’échographie se fait très rarement et uniquement lorsque le praticien décèle une grave anomalie du sperme.
  • L’évaluation du spermogramme : Le spermogramme permet l’analyse du sperme pour voir si éventuellement le sperme n’est pas de nature impure ou ne contient pas des imperfections. Il permet également de mesurer le nombre de spermatozoïdes par ml.
  • Le spermocytogramme : Cet examen contrôle la morphologie des spermatozoïdes. Il est tout aussi important que les précédents pour les nombreuses informations complémentaires qu’il apporte.

Le bilan d’infertilité chez la femme comporte quant à lui jusqu’à 5 différents types d’examens :

  • L’échographie pelvienne : Elle est effectuée pour visualiser les ovaires, l’utérus et la vessie de la femme.
  • L’hystéroscopie : Les spécialistes recommandent cet examen lorsqu’ils décèlent une anomalie au niveau de la cavité de l’utérus.
  • La cœlioscopie : Elle est souvent réalisée pour analyser la zone des trompes et pour voir s’il y a endométriose.
  • L’hystérosalpingographie : Avec des rayons X, on explore la cavité utérine et les trompe.
  • Le bilan de réserve ovarienne : Le bilan de réserve ovarienne est généralement réalisé chez les femmes qui ont déjà dépassé l’âge de 35 ans et celles qui ont des antécédents dans leur famille concernant l’insuffisance de production d’ovules.

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