La journée européenne de la prostate est célébrée tous les 20 septembre. Cette année a été l’occasion pour l’association française d’urologie de proposer des pistes dans le cadre de son objectif « zéro décès ». En effet, près de 50 000 nouveaux cas de cancer de la prostate sont diagnostiqués chaque année en France, ce qui en fait le cancer le plus fréquent chez la gent masculine devant le cancer du poumon. Alors que le nombre de décès dus au cancer de la prostate ne cesse cependant de diminuer, que propose l’AFU pour améliorer encore plus le dépistage et les traitements ?

Cancer de la prostate : où en sont les traitements ?

La majorité des cancers de la prostate ont une évolution lente. La tumeur reste la plupart du temps localisée et crée des troubles urinaires ou au niveau de l’érection. Le traitement de la prostate revêt aujourd’hui plusieurs formes. L’ablation chirurgicale, également appelée prostatectomie, est la méthode la plus utilisée mais produit un certain nombre d’effets secondaires, au rang desquels incontinence urinaire et problèmes sexuels. L’AFU rappelle néanmoins que les traitements médicaux ne cessent de se perfectionner afin de réduire l’importance de ces troubles.

La recherche réalise également de grands progrès. Un essai clinique opéré par le Royal Marsden Hospital à Londres, a mis au jour une nouvelle forme de traitement. Celui-ci s’appuie sur de hautes doses de radiothérapie stéréotaxique du corps (SBRT), et permettrait d’éliminer les tumeurs bien plus rapidement que dans le cadre d’une radiothérapie standard.

Une autre étude anglaise, menée par l’Université de Bath, souligne l’efficacité des médicaments inhibiteurs de la protéine AMACR. Cette dernière voit son activité multipliée dans tous les cas de cancer de la prostate. Une diminution de son taux permettrait de réduire l’agressivité des cellules cancéreuses. Ce travail de recherche n’a pas encore résulté sur des études cliniques mais annonce des avancées prometteuses.

Comment optimiser le dépistage et le diagnostic du cancer de la prostate ?

Pour arriver à l’objectif zéro décès, il est primordial d’identifier bien en amont les personnes à risque. Plusieurs solutions sont mises sur la table par l’AFU : une utilisation « raisonnable » du dosage PSA à partir de 40 ans, une identification des hommes ayant des antécédents de cancer de la prostate dans leur famille ou encore une attention particulière donnée aux individus d’origine africaine et antillaise présentant un risque ethnique plus élevé à cause de l’exposition à la chlordécone.

Un meilleur diagnostic passe également par une optimisation des techniques. À ce titre, les biopsies ciblées et l’IRM se révèlent particulièrement efficaces et performantes.

Le diagnostic précoce se base surtout sur des hommes bien informés sur les risques et l’importance du dépistage. Ainsi, le cancer de la prostate pourrait devenir une maladie chronique ne causant pas de décès.

L'info santé :

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