BM4BX6 Woman holding stomach in pain

Qu’est-ce que

Le côlon irritable, plus précisément connu sous le nom de syndrome du côlon irritable (SCI), est une affection chronique et récurrente caractérisée par des douleurs abdominales et/ou des modifications du rythme intestinal, accompagnées ou non d’une sensation de distension abdominale, sans altération de la morphologie ou du métabolisme intestinal, ou de causes infectieuses qui le justifient. On l’a aussi appelée colite nerveuse, colite spastique ou côlon spastique. Toutes ces désignations sont maintenant considérées comme erronées et incomplètes.

Causes

À ce jour, il n’existe pas de mécanisme unique connu pour expliquer pourquoi les patients atteints du côlon irritable souffrent de ces symptômes de façon chronique et récurrente. D’un point de vue général, ce qui est le plus accepté et démontré, c’est qu’il existe des altérations de la motilité et/ou de la sensibilité digestive, influencées par des facteurs psychologiques. En outre, différentes altérations ont été proposées qui pourraient également influencer cette maladie : gastro-entérite, intolérances alimentaires, altérations hormonales et facteurs génétiques.

Symptômes

Les symptômes digestifs eux-mêmes sont des douleurs abdominales, des ballonnements et une altération du rythme intestinal.

  • La douleur abdominale est habituellement diffuse ou localisée dans l’hémi abdomen inférieur, habituellement non irradiée, colique, oppressante ou aiguë, généralement d’intensité légère ou modérée, d’une durée de moins de deux heures, qui soulage après défécation et respecte habituellement le sommeil. L’apparition ou la présence de douleurs abdominales est habituellement associée au désir de déféquer ou à des changements dans la fréquence ou la consistance des selles et, fréquemment, le patient établit un lien entre l’apparition de ces douleurs et la consommation de nourriture.
  • Les altérations du rythme intestinal peuvent se manifester par une prédominance de constipation ou de diarrhée, ou encore de diarrhée-constipation. Les ballonnements abdominaux et le météorisme se développent progressivement tout au long de la journée et sont appelés ” excès de gaz “. Une satiété précoce après ingestion, des nausées, des vomissements et des brûlures d’estomac (brûlures d’estomac) sont fréquents.
  • D’autres symptômes comprennent une sensation de selles incomplètes et de mucus dans les selles.

Prévention

Une nutrition adéquate peut aider à prévenir de futurs problèmes du côlon irritable. Il est conseillé de consommer des repas faibles en matières grasses et riches en protéines et en fibres (un bon exemple de respect de ces recommandations serait de suivre le schéma diététique du régime méditerranéen). Il y a des aliments qui peuvent aussi causer une plus grande quantité de gaz comme le chou, les légumineuses, les noix ou les boissons alcoolisées, que ces patients devraient éviter pour soulager la douleur ou l’inconfort.

L’eau peut également aider à réduire l’irritation si elle est bue entre un litre et demi à deux litres par jour, car elle prévient également la constipation et facilite le mouvement du bolus. Il est également recommandé d’essayer de manger tous les jours à la même heure, ainsi que de régulariser les heures de selles, de préférence après le petit déjeuner, selon la clinique de l’Université de Navarre.

L’exercice régulier est également recommandé, car il améliore la mobilité intestinale. Essayer d’éviter les situations qui créent du stress ou de l’anxiété peut aussi aider à éviter l’irritation.

Diagnostic

Le diagnostic est basé sur des antécédents cliniques méticuleux et un examen physique complet, qui nous guidera vers la possibilité d’être un côlon irritable. Pour compléter le diagnostic de suspicion, il faut donc réaliser différents tests complémentaires qui excluent l’existence d’une pathologie organique (diagnostic par exclusion). Ces examens complémentaires peuvent comprendre des analyses générales et spécifiques de sang, d’urine et de fèces, des études radiologiques de l’abdomen avec et sans contraste, des échographies abdominales et sigmoïdo scopiques ou coloscopiques. En fonction des symptômes et de l’âge du patient, nous déterminerons dans chaque cas les tests les plus appropriés pour établir le diagnostic.

Traitements

Il est nécessaire de fournir au patient des informations adéquates et compréhensibles sur les caractéristiques de sa maladie, notamment sa chronicité et son pronostic bénin. L’établissement d’une bonne relation patient-médecin favorise l’évolution et réduira le nombre de consultations. Ne sous-estimez pas l’inconfort du patient, car ses symptômes sont réels. Une fois que le patient a compris sa pathologie et a pu résoudre tous ses doutes, différents traitements peuvent être initiés en fonction de la nature et de l’intensité des symptômes. Les possibilités actuellement disponibles sont les suivantes :

Mesures diététiques et hygiéniques :

Évitez temporairement les aliments et les boissons qui déclenchent ou aggravent vos symptômes (toxiques comme le tabac, les stimulants comme l’alcool et le café, ceux qui produisent trop de gaz, etc. Conseiller l’accomplissement d’un exercice physique adapté à son âge et éviter le sédentarisme. Si la constipation est prédominante, une augmentation de l’apport en fibres devrait être recommandée : fruits, légumes, céréales, salades, etc. En ce sens, le régime méditerranéen peut être une référence.

Drogues :

Ce n’est que lorsque l’intensité des symptômes le justifie que l’on peut prendre des médicaments pour contrôler le symptôme prédominant pendant une période de temps limitée. Ils peuvent être des inhibiteurs de spasmes (spasmolytiques), des stimulants de la motilité (procinétiques), des antidiarrhéiques, des laxatifs, des antidépresseurs et des anxiolytiques.

Autres

Des techniques comme la psychothérapie, l’acupuncture ou l’hypnothérapie peuvent aider certains patients à mieux composer avec les symptômes du côlon irritable.

Autres informations

Montre une nette prédilection pour les femmes (14-24 pour cent contre 5-19 pour cent pour les hommes). Elle apparaît habituellement avant l’âge de 35 ans, ce qui diminue son incidence à partir de 60 ans. Elle est plus fréquente chez les patientes présentant d’autres pathologies digestives fonctionnelles (notamment dyspepsie – inconfort gastrique non spécifique – non ulcéreuse), chez les femmes présentant des altérations gynécologiques (dysménorrhée) et chez les patients souffrant de maladies psychiatriques (boulimie, dépression, schizophrénie).

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