Êtes-vous dans l’obligation de vous équiper d’un défibrillateur ?

Santé Êtes-vous dans l’obligation de vous équiper d’un défibrillateur ?

Chaque année en France, 50 000 personnes sont victimes d’un arrêt cardiaque en milieu public. A ce moment crucial pour leur vie, le manque de soins appropriés joue en la défaveur des victimes. Pour pallier ce problème de santé public, l’État a adopté des lois autorisant l’utilisation d’un défibrillateur par des personnes ne faisant pas partie du corps médical. Désormais, certains établissements ont l’obligation de s’équiper de défibrillateurs. En faites-vous partie ? Nous vous apportons des réponses succinctes.

Quel établissement doit s’équiper d’un défibrillateur ?

Depuis juin 2018, une loi oblige les Établissements Recevant du Public (ERP) à s’équiper de défibrillateurs. Les entreprises et autres structures privées ne sont pas concernées par cette loi. Ladite loi concerne notamment les centres commerciaux, les hôtels en altitude ainsi que les centres d’accueil des personnes âgées. Dès lors, les responsables de ces établissements doivent former leur personnel à l’utilisation de ces équipements. En effet, les défibrillateurs font partie des équipements médicaux, leur utilisation ne s’improvise pas. Il est vrai que l’on trouve de plus en plus des défibrillateurs automatiques sur le marché. Toutefois, vous devez prendre connaissance de la réglementation concernant l’utilisation d’un défibrillateur

Quelles sont les sanctions en cas de non-assistance à personne en danger ?

Nul ne peut prévoir être témoin d’un arrêt cardiaque. De ce fait, il est important pour les établissements publics de se doter d’un défibrillateur. Cela est une obligation légale. En cas de non-respect, les établissements concernés par la loi encourent des poursuites judiciaires. En effet, la famille d’une victime d’un arrêt cardiaque en milieu public peut engager des poursuites judiciaires contre le responsable de l’établissement pour non-assistance à personne en danger. Il s’exposerait ainsi à une peine de 5 ans d’emprisonnement accompagnée d’une amende. Cependant, les personnes qui ont pratiqué le secourisme sont protégées par la loi. Elles n’encourent aucune poursuite même si la personne décède.