Qu’est-ce que c’est ?

Le clitoris est l’organe sexuel féminin situé à l’intérieur du vagin et visible du haut de la vulve, bien qu’il couvre tout le périnée de la femme.

Son nom vient du mot grec Kleitoris, qui signifie petite montagne. C’est le seul organe appartenant à des femmes qui se consacrent exclusivement au plaisir. Pour ce faire, il est composé de milliers de vaisseaux sanguins, de glandes et de terminaisons nerveuses qui remplissent la même fonction que le pénis. Cependant, dans ce cas, le clitoris n’a pas de fonctions reproductrices, ni ne participe à la sécrétion d’urine, sa seule fonction est dédiée au plaisir sexuel des femmes.

Grâce à sa stimulation, la femme peut atteindre l’orgasme, si un axe interne, appelé le point G, est trouvé qui l’active.

Pièces

Le clitoris est entouré d’organes et de zones impliqués dans la reproduction. Le plus important d’entre eux est le méat urétral, une structure par laquelle il accède à l’urètre et qui à son tour est composé de nombreuses terminaisons nerveuses qui, en stimulant la zone, donnent du plaisir à certaines femmes. A côté du clitoris se trouve aussi le Mont de Vénus, qui permet l’accès à la zone génitale et qui est la limite avec elle pour atteindre la vulve.

Le clitoris est situé au sommet de la vulve. Cet organe est attaché aux petites lèvres et reste partiellement couvert par celles-ci. Il se compose des différentes parties :

  • Glande : Il a la forme d’un bouton dans lequel se trouvent toutes les terminaisons nerveuses qui permettent aux femmes d’atteindre le plaisir sexuel et l’orgasme. C’est la partie la plus sensible du corps d’une femme. Lorsqu’il est excité, la taille du gland peut augmenter et, dans certains cas, on peut le voir entre les plis des petites lèvres.
  • Tronc : Le tronc peut aussi être appelé corps ou tige (en raison de sa ressemblance avec son apparence). Cette partie se compose de deux corps caverneux qui restent attachés à l’os pubien. Lorsqu’il atteint la fin des corps caverneux, le tronc donne naissance à deux voies, appelées racines, qui sont de minces bandes de tissu érectile qui recouvrent la tige, les os qui forment le pubis, et entourent le vagin et l’urètre jusqu’au début du rectum et du vagin. À côté de ces racines se trouve la zone connue sous le nom de bulbes clitoridiens, une zone qui est fortement vascularisée.

Toutes les parties qui forment le clitoris sont caractérisées par des milliers de nerfs et constituent une zone très sensible et érogène. Lorsqu’une femme est excitée sexuellement, le sang se répand dans les tissus érectiles et le gland et les bulbes augmentent en taille. A partir de ce moment, une série de réactions sont déclenchées qui dilatent et durcissent toutes les zones et font que le cerveau reçoit des stimuli chimiques qui augmentent la sensation de bien-être de la femme. Si la stimulation de l’organe est maintenue, la femme atteint l’orgasme.

Histoire du clitoris

Cet organe a été le grand organe oublié dans l’étude de l’appareil reproducteur de la femme au cours des années, où le protagoniste a toujours été le vagin pour son rôle fondamental dans la reproduction des femmes.

Dans certaines cultures comme l’Afrique, l’Asie et l’Amérique du Sud, le clitoris est dénigré depuis des années par la pratique des coutumes qui ont eu un impact très négatif sur l’organe. Dans ces cultures, la pratique de l’ablation est fréquente, qui consiste en la mutilation partielle ou totale du clitoris et des organes sexuels externes féminins. L’ablation est pratiquée sur les filles à un âge précoce et est considérée comme faisant partie d’un rituel qui sert d’initiation à la puberté. Le seul but de cette pratique est de s’assurer que les femmes deviennent vierges au mariage et ne découvrent pas le plaisir sexuel et l’orgasme.

Actuellement, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) lutte pour éradiquer cette pratique qui est toujours en vigueur dans plus de la moitié du continent africain. Afin de donner plus de visibilité à cette question, l’OMS a créé le 6 février comme Journée internationale de tolérance zéro à l’égard des mutilations génitales féminines.

L'info santé :

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