Basse vision : quel impact sur la vie quotidienne ?

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Basse vision : quel impact sur la vie quotidienne ?

La basse vision désigne la situation intermédiaire entre la bonne santé visuelle et la cécité. Il s’agit d’un domaine particulier dans le secteur ophtalmique. Le problème requiert en effet une prise en charge adéquate pour atténuer ou même éviter la perte de la vision. En cas de dégradations irréversibles, il existe par ailleurs des solutions spécifiques pour aider les patients à mieux vivre leur nouvelle condition au quotidien. 

Comprendre la basse vision

Également appelée malvoyance, la basse vision désigne une dégradation notable de l’acuité visuelle affectant l’autonomie de l’individu. Elle complique effectivement l’exécution des tâches quotidiennes comme les déplacements, la cuisine, l’entretien de la maison, etc. Néanmoins, vous avez désormais la possibilité de vous rapprocher d’un opticien spécialisé en basse vision pour explorer les solutions envisageables. 

Concrètement, la malvoyance peut se présenter sous une grande diversité de formes en fonction du facteur à l’origine de la perte de la vision. Cette condition peut d’ailleurs être causée par une myriade de pathologies comme :

  • L’albinisme oculaire ;
  • L’atrophie optique ;
  • La cataracte ;
  • La dystrophie du cône bâtonnet ;
  • Le glaucome ;
  • L’hypoplasie du nerf optique ;
  • La rétinite pigmentaire ;
  • La maladie de Stargardt ;
  • La maculopathie diabétique ;
  • La DMLA (dégénérescence maculaire liée à l’âge) ;
  • La rétinopathie diabétique…

Au quotidien, la dégradation de la vision se manifeste le plus souvent à travers une diminution progressive de l’acuité visuelle (vision floue). Elle peut aussi se traduire par l’apparition de taches dans le champ visuel ou la perte de la vision latérale. Dans certains cas, le problème visuel commence par une hypersensibilité à la lumière ou une baisse de perception des contrastes. Vous devez donc être attentif à l’évolution de votre acuité visuelle, d’autant plus si vous êtes myope ou hypermétrope. 

Impact de la basse vision sur les activités quotidiennes

Dans l’univers de la santé visuelle, une personne est considérée comme malvoyante, lorsqu’elle remplit certains critères. Cette situation est caractérisée entre autres par un champ visuel significativement réduit et une acuité visuelle sous les 3/10, sans amélioration avec des correcteurs. Il s’agit d’ailleurs de la principale différence avec d’autres troubles de la vision comme la myopie, l’hypermétropie, la presbytie… Dans ces conditions, vous aurez du mal à effectuer des actions du quotidien comme :

  • Lire ;
  • Écrire ;
  • Regarder la TV ;
  • Conduire ;
  • Cuisiner ;
  • Faire le ménage ;
  • Pratiquer un sport ;
  • Prendre les transports en commun…

D’autre part, vous aurez plus de difficulté à vous déplacer. Vous êtes en effet habitué à vous orienter avec vos yeux, contrairement aux individus familiers avec la cécité. De ce fait, vous aurez encore tendance à utiliser ce sens défaillant pour lire les panneaux, rechercher les éventuels obstacles, évaluer les distances… Il sera ainsi compliqué de réapprendre tous les gestes du quotidien, sans recourir à vos yeux. 

La basse vision affecte surtout les personnes âgées, en tant que conséquence de la DMLA. Cela dit, elle concerne en réalité l’ensemble de la population. La malvoyance peut en effet être causée par des pathologies touchant indifféremment des individus de tout âge. Ainsi, vous devez prêter attention aux signes de détérioration de votre vision et vous montrer particulièrement vigilant à partir de 50 ans. 

Solutions et adaptations possibles

Aujourd’hui, il existe différentes solutions et adaptations possibles pour compenser la baisse de la vue ou ralentir la dégénérescence visuelle. Votre état dictera cependant la meilleure option à envisager et son efficacité. Par exemple, la cataracte est une pathologie opérable dans la plupart des cas. L’intervention chirurgicale permettra alors de remédier à l’opacification du cristallin et de retrouver une bonne vision. 

Ainsi, vous devrez avant tout consulter un professionnel de santé pour évaluer votre situation et déterminer les solutions les plus adaptées. Cette étape mènera ensuite à un traitement médical, à une rééducation ou à un dispositif dédié à la basse vision. Selon le cas, vous pouvez notamment être orienté vers :

  • Des loupes prévues pour les malvoyants ;
  • Des outils d’agrandissement électronique ;
  • Des assistants de lecture intelligents ;
  • Des dispositifs de détection d’obstacles à synthèse vocale ; 
  • Des systèmes télescopiques Galilée ou Kepler ;
  • Des filtres monochromatiques, permettant notamment d’amplifier la perception des contrastes, de bloquer la lumière bleue, de protéger des rayons UV…

Dans le cadre de cette démarche, vous devez toutefois prendre conscience de la différence entre opticien et ophtalmologue. Ce dernier permettra de diagnostiquer et éventuellement de traiter les problèmes à l’origine de la détérioration de votre vision. L’opticien proposera, en revanche, des solutions pratiques et des équipements pour corriger l’altération de votre vue. Vous pourrez ainsi améliorer votre quotidien. Cela dit, la basse vision requiert généralement l’intervention de ces deux professionnels.